Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?
Le problème du chauffage électrique en Pas-de-Calais
Le Pas-de-Calais est un département où le tout-électrique s'est massivement développé dans les années 1970 et 1980, notamment lors des grandes vagues de construction de pavillons dans les communes périurbaines de l'arrondissement d'Arras, dans les cités minières de l'ancien bassin houiller autour de Lens, Hénin-Beaumont, Carvin et Liévin, ainsi que dans les lotissements de la Côte d'Opale entre Boulogne-sur-Mer et Calais. Ces logements, construits rapidement pour loger les familles de mineurs ou les ménages modestes, ont été équipés de convecteurs électriques à effet joule — surnommés à juste titre « grille-pains » — sans que personne n'envisage sérieusement le coût énergétique à long terme.
Aujourd'hui, les propriétaires de ces maisons subissent de plein fouet les conséquences d'un chauffage dont le rendement est, par définition, plafonné à 100 % : pour 1 kilowattheure d'électricité consommé, on obtient au mieux 1 kilowattheure de chaleur. Dans un département où le vent marin souffle régulièrement depuis la Manche, où les façades exposées au nord-ouest perdent de la chaleur à un rythme accéléré, les factures d'électricité dépassent fréquemment 2 500, voire 3 500 euros par an pour un pavillon de 90 à 110 m². Les communes de Saint-Omer, Béthune, Bruay-la-Buissière, Calais et les villages du Montreuillois concentrent un parc immobilier particulièrement touché, avec des logements de classe énergétique F ou G qui sont devenus des charges financières difficiles à assumer pour les ménages aux revenus intermédiaires.
La bonne nouvelle, c'est que le climat océanique tempéré du Pas-de-Calais est précisément celui pour lequel les pompes à chaleur air/eau et air/air ont été conçues et optimisées. Les hivers y sont rarement rigoureux : les températures descendent en dessous de -5 °C seulement quelques jours par an, et la moyenne de janvier tourne autour de 4 à 6 °C sur le littoral comme à l'intérieur des terres. Une pompe à chaleur aérothermique fonctionne donc à pleine efficacité durant la quasi-totalité de la saison de chauffe, affichant des coefficients de performance (COP) réels compris entre 2,8 et 3,8 dans ces conditions. Autrement dit, là où le convecteur consomme 1 kWh pour produire 1 kWh de chaleur, la PAC consomme 1 kWh pour en restituer 3 à 3,8. La comparaison est sans appel.
Tableau comparatif : Pompe à chaleur vs radiateurs électriques
Ce tableau résume les différences fondamentales entre les deux systèmes sur les critères qui comptent réellement pour un propriétaire dans le Pas-de-Calais.
| Critère | Radiateurs électriques | Pompe à chaleur air/eau |
|---|---|---|
| Rendement énergétique (COP) | 1,0 (100 % effet joule) | 2,8 à 3,8 selon saison |
| Coût d'installation | 500 à 1 500 € (remplacement) | 8 500 à 16 000 € avant aides |
| Facture annuelle (100 m²) | 2 400 à 3 200 €/an | 700 à 1 100 €/an |
| Économies annuelles estimées | Référence : 0 € | 1 400 à 2 100 €/an |
| Aides disponibles 2026 | Aucune aide au maintien | MaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ |
| Production eau chaude sanitaire | Non (chauffe-eau séparé) | Oui, intégrée ou ballon thermo |
| Climatisation en été | Non | Oui (PAC réversible) |
| Qualité de confort thermique | Chaleur sèche, variations rapides | Chaleur douce et homogène |
| Impact sur le DPE | Classe F ou G fréquente | Amélioration de 2 à 3 classes |
| Durée de vie | 15 à 25 ans (matériel simple) | 15 à 20 ans (entretien annuel) |
Dans le Pas-de-Calais, les ménages qui basculent du tout-électrique vers une PAC air/eau constatent en moyenne une division par 2,5 à 3,5 de leur facture de chauffage dès la première année. Les retours d'expérience collectés par les conseillers France Rénov' de l'espace FAIRE de Lens et d'Arras confirment cette tendance sur un échantillon de plusieurs dizaines de rénovations accompagnées chaque année.
Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais
Pour rendre la comparaison financière concrète, voici une simulation réaliste basée sur une maison individuelle de 100 m², construite dans les années 1975-1985, avec une isolation partielle et un chauffage actuellement assuré par huit convecteurs électriques. La consommation de référence est de 18 000 kWh/an pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Le prix de l'électricité est pris à 0,25 €/kWh en 2026, avec une hausse tendancielle de 3 % par an.
| Année | Prix kWh (€) | Coût convecteurs (€) | Coût PAC air/eau (€) | Économie annuelle (€) |
|---|---|---|---|---|
| 2026 | 0,250 | 2 700 | 880 | 1 820 |
| 2027 | 0,258 | 2 781 | 907 | 1 874 |
| 2028 | 0,265 | 2 865 | 934 | 1 931 |
| 2029 | 0,273 | 2 951 | 962 | 1 989 |
| 2030 | 0,281 | 3 039 | 991 | 2 048 |
| 2031 | 0,289 | 3 130 | 1 021 | 2 109 |
| 2032 | 0,298 | 3 224 | 1 052 | 2 172 |
| 2033 | 0,307 | 3 320 | 1 083 | 2 237 |
| 2034 | 0,316 | 3 420 | 1 115 | 2 305 |
| 2035 | 0,325 | 3 522 | 1 149 | 2 373 |
| TOTAL 10 ans | 30 952 € | 10 094 € | 20 858 € |
En intégrant un investissement initial de 12 000 euros pour la PAC air/eau, réduit à environ 6 500 euros après déduction des aides (MaPrimeRénov' + CEE), le retour sur investissement est atteint en un peu moins de 4 ans. Sur 10 ans, le propriétaire qui a fait le choix de la PAC aura dépensé environ 16 600 euros au total (investissement net + fonctionnement), contre 30 952 euros pour celui qui aura maintenu ses convecteurs. La différence nette favorable à la PAC dépasse 14 000 euros sur la décennie.
Les avantages concrets de la PAC dans le Pas-de-Calais
Une chaleur douce adaptée au climat du Nord
Contrairement aux convecteurs qui produisent une chaleur sèche par rayonnement direct, les pompes à chaleur air/eau fonctionnent avec des radiateurs basse température ou des planchers chauffants. La chaleur diffuse lentement et de manière homogène dans toutes les pièces, sans dessèchement de l'air. Dans les maisons du Pas-de-Calais souvent sujettes à l'humidité due au climat maritime, cet aspect n'est pas anodin : une chaleur régulière limite les risques de condensation et améliore la qualité de l'air intérieur. Les occupants témoignent régulièrement d'un confort ressenti supérieur, même pour une température réglée 1 à 2 °C plus bas qu'avec les anciens convecteurs.
La réversibilité : un atout pour les étés de plus en plus chauds
Le Pas-de-Calais n'est pas une région de canicules, mais les étés 2019, 2022 et 2023 ont rappelé que les vagues de chaleur peuvent désormais y atteindre 35 à 38 °C pendant plusieurs jours. Une pompe à chaleur air/air ou un système air/eau réversible permet d'inverser le cycle thermodynamique pour rafraîchir l'habitat sans investissement supplémentaire en climatisation. C'est un argument de confort devenu concret pour les ménages du Boulonnais ou du Calaisis qui ont connu des nuits de forte chaleur ces dernières années.
L'eau chaude sanitaire intégrée
Beaucoup de propriétaires du Pas-de-Calais qui chauffent à l'électrique disposent également d'un chauffe-eau électrique classique, dont la consommation représente 15 à 20 % de la facture annuelle. Deux solutions s'offrent à eux : opter pour un système PAC air/eau avec production d'eau chaude sanitaire intégrée (module thermodynamique inclus), ou installer en parallèle un ballon thermodynamique indépendant. Le ballon thermodynamique, dont le prix se situe entre 2 500 et 4 500 euros, affiche un COP de 3 à 4 sur l'eau chaude sanitaire, divisant par 3 la consommation du chauffe-eau traditionnel. Combiné à la PAC de chauffage, cette solution permet d'attaquer la totalité des usages thermiques du logement.
La valorisation immobilière, un enjeu majeur dans le bassin minier
Le marché immobilier du Pas-de-Calais est particulièrement sensible aux étiquettes DPE depuis l'entrée en vigueur des interdictions de location. Une maison classée G ou F dans le secteur de Lens, Hénin-Beaumont ou Béthune peut se négocier avec une décote de 10 à 20 % par rapport à un bien équivalent de classe C ou D. L'installation d'une PAC, souvent combinée à une isolation des combles et à un changement des vitrages, permet de faire passer un logement de classe G à classe C ou D, récupérant ainsi une valeur vénale significative, en plus des économies de fonctionnement.
Quelle solution d'installation choisir dans le Pas-de-Calais ?
La PAC Air-Air : remplacement direct et installation simplifiée
La pompe à chaleur air/air est la solution la plus rapide à mettre en oeuvre : elle ne nécessite pas de réseau hydraulique et remplace les convecteurs par des unités intérieures (splits) connectées à un groupe extérieur. Pour un pavillon de 100 m², le budget oscille entre 5 000 et 9 000 euros pour un système multisplit couvrant 3 à 4 pièces principales. L'installation se réalise en une à deux journées sans travaux lourds. Son principal avantage dans le contexte du Pas-de-Calais est sa réversibilité native : elle chauffe en hiver et rafraîchit en été. En revanche, elle ne gère pas l'eau chaude sanitaire et diffuse un air soufflé qui ne convient pas à tous les profils d'occupants. Elle est idéale pour des maisons avec peu de pièces à chauffer ou comme complément à un autre système.
La PAC Air-Eau : la solution complète pour les pavillons des années 70-80
La pompe à chaleur air/eau est la référence pour un remplacement total du système de chauffage. Elle alimente un réseau hydraulique (radiateurs basse température ou plancher chauffant) et peut gérer l'eau chaude sanitaire via un ballon de stockage intégré. Le budget varie entre 8 500 et 16 000 euros selon la puissance de l'unité, la marque et la complexité de l'installation. Dans les maisons du Pas-de-Calais déjà équipées de radiateurs (anciens systèmes gaz ou fuel réhabilités), la transition est facilitée. Dans les logements avec uniquement des convecteurs, il faut prévoir la pose d'un réseau de radiateurs ou d'un plancher chauffant, ce qui représente un coût supplémentaire à intégrer dans le budget total. C'est la solution la plus performante sur le long terme, avec les meilleures économies et le meilleur impact sur le DPE.
La solution mixte : PAC + quelques convecteurs maintenus
Pour les propriétaires souhaitant maîtriser leur budget d'investissement, une approche hybride est possible : installer une PAC air/air ou air/eau pour couvrir 80 % des besoins de chauffage (pièces de vie, chambres principales) et conserver quelques convecteurs dans les pièces d'appoint (cellier, buanderie, WC). Cette solution réduit l'investissement initial de 20 à 35 % et permet une transition progressive. Elle est particulièrement adaptée aux logements des cités ouvrières de Bruay-la-Buissière ou de Noeux-les-Mines, où les surfaces sont limitées et où les budgets de rénovation sont parfois contraints.
Aides et financement disponibles en 2026 dans le Pas-de-Calais
Le remplacement des convecteurs électriques par une pompe à chaleur est l'une des rénovations les mieux soutenues par les dispositifs d'aides de l'État, notamment parce qu'elle constitue un « geste de sortie de passoire thermique » lorsqu'elle s'inscrit dans un projet de rénovation globale.
MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros pour la PAC
MaPrimeRénov' est le dispositif phare de l'État pour la rénovation énergétique. En 2026, elle finance l'installation d'une pompe à chaleur air/eau à hauteur de 4 000 à 5 000 euros pour les ménages aux revenus modestes et intermédiaires (soit la grande majorité des ménages du bassin minier et de l'arrière-pays du Pas-de-Calais). Le montant exact dépend de la composition du foyer et des ressources, déterminées selon les barèmes de l'ANAH. Les ménages très modestes peuvent bénéficier d'un taux de subvention allant jusqu'à 65 % du coût des travaux, plafonné selon le type d'équipement. La demande s'effectue en ligne sur le portail maprimerenov.gouv.fr et doit impérativement être déposée avant le début des travaux.
Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : jusqu'à 4 000 euros
Les CEE constituent une prime versée par les fournisseurs d'énergie (EDF, TotalEnergies, Engie, etc.) en échange de la réalisation de travaux d'économies d'énergie. Pour une PAC air/eau remplaçant des convecteurs électriques dans le Pas-de-Calais, la prime CEE peut atteindre 2 500 à 4 000 euros selon les offres du moment et les volumes d'économies d'énergie générés. Ces primes sont cumulables avec MaPrimeRénov' et sont versées directement par l'installateur RGE, qui récupère la prime auprès du fournisseur. Il est conseillé de comparer plusieurs devis intégrant la valorisation CEE, car les montants peuvent varier sensiblement d'un installateur à l'autre.
L'Éco-PTZ : 15 000 euros sans intérêts
L'Éco-prêt à taux zéro permet de financer jusqu'à 15 000 euros de travaux de rénovation énergétique sans payer d'intérêts, sur une durée de remboursement pouvant aller jusqu'à 15 ans. Il est accessible sans condition de ressources et peut être obtenu auprès des banques partenaires du dispositif (Crédit Agricole Nord de France, Caisse d'Épargne Hauts-de-France, BNP Paribas, etc.). L'Éco-PTZ est cumulable avec MaPrimeRénov' depuis 2020, ce qui permet de couvrir la quasi-totalité de l'investissement sans avance de trésorerie importante pour les ménages qui bénéficient des deux dispositifs simultanément.
TVA à 5,5 % et bonus sortie de passoire
L'installation d'une PAC dans une résidence principale de plus de deux ans bénéficie d'une TVA réduite à 5,5 % au lieu de 20 %, ce qui représente une économie directe d'environ 800 à 1 500 euros sur la facture d'installation. Par ailleurs, dans le cadre d'une rénovation globale permettant de sortir un logement des classes F ou G, un bonus « sortie de passoire thermique » peut être accordé, majorant MaPrimeRénov' de plusieurs centaines d'euros supplémentaires. Enfin, le Conseil Régional des Hauts-de-France et certaines intercommunalités du Pas-de-Calais proposent des aides complémentaires spécifiques, qu'il convient de vérifier auprès des espaces France Rénov' locaux.
Attention : pour bénéficier de MaPrimeRénov' et des CEE, les travaux doivent obligatoirement être réalisés par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). Vérifiez toujours la qualification de votre installateur sur le site qualirenovation.fr avant de signer un devis. Dans le Pas-de-Calais, plusieurs installateurs RGE spécialisés en PAC sont présents dans les zones de Lens, Arras, Calais et Boulogne-sur-Mer.
DPE et obligations réglementaires : ce qui change pour les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais
La réglementation sur les passoires thermiques est désormais en vigueur et ses effets se font sentir concrètement dans le Pas-de-Calais. Depuis janvier 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location dans toute la France. Cette mesure touche un nombre significatif de propriétaires bailleurs dans le département, particulièrement ceux qui détiennent des maisons de ville dans les communes minières ou des appartements dans les ensembles HLM réhabilités de Calais, Boulogne ou Lens.
La suite du calendrier réglementaire est déjà fixée : à partir de 2028, ce sont les logements classés F qui seront interdits à la mise en location, puis les classes E à l'horizon 2034. Pour les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais qui possèdent des logements tout-électrique construits avant 1990, la trajectoire est claire : sans rénovation, leur bien deviendra progressivement non louable. Le remplacement des convecteurs par une PAC, couplé à une isolation des combles perdus (souvent présents dans ces maisons), est précisément le type de rénovation permettant de franchir deux classes DPE d'un coup — passant d'un G ou F à un D ou C dans de nombreux cas.
Au-delà de l'obligation légale, l'impact sur la valeur locative est immédiat : un logement en classe C se loue entre 5 et 15 % plus cher qu'un équivalent en classe F ou G dans les secteurs où la demande locative est soutenue, comme les zones proches des universités d'Arras ou des zones d'activité de la Côte d'Opale. L'investissement en rénovation énergétique est donc doublement rentable pour les bailleurs : par l'économie sur les charges (dans le cas de charges récupérables) et par la revalorisation du loyer ou du prix de vente.
Cas concret : un pavillon des années 70 à Hénin-Beaumont
Prenons l'exemple concret d'un pavillon individuel de 95 m², construit en 1978 dans une rue pavillonnaire d'Hénin-Beaumont, avec une isolation originale des murs (briques creuses sans isolation thermique par l'extérieur), un plancher de combles aménagés insuffisamment isolé et un chauffage assuré par neuf convecteurs électriques de 1 000 à 2 000 W chacun. La famille qui y habite depuis douze ans paie en moyenne 2 950 euros d'électricité par an pour le chauffage et l'eau chaude, soit près de 246 euros par mois.
La solution retenue
Après une visite d'un conseiller France Rénov' à l'espace FAIRE de Lens, la famille opte pour un programme en deux phases. En phase 1, installation d'une PAC air/eau de 9 kW avec cinq radiateurs basse température dans les pièces de vie et les trois chambres, couplée à un ballon thermodynamique de 200 litres pour l'eau chaude sanitaire. En phase 2, isolation des combles par soufflage de 300 mm de laine de verre. Le devis total s'élève à 14 800 euros pour la PAC et le ballon thermodynamique, et à 2 200 euros pour l'isolation des combles, soit 17 000 euros au total.
Les aides obtenues
- MaPrimeRénov' (ménage revenus intermédiaires, 3 personnes) : 4 800 euros pour la PAC air/eau + 1 200 euros pour l'isolation des combles
- Prime CEE négociée avec l'installateur : 3 200 euros
- TVA à 5,5 % sur l'ensemble des travaux : économie de 1 850 euros par rapport à la TVA à 20 %
- Éco-PTZ souscrit pour le solde : 7 750 euros à taux zéro sur 10 ans (environ 65 euros/mois)
Le résultat après travaux
Après rénovation, la consommation d'énergie du logement est passée de 295 kWh/m²/an (classe F) à 95 kWh/m²/an (classe C), soit une amélioration de trois classes au DPE. La facture annuelle d'électricité est descendue à 820 euros, soit une économie de 2 130 euros par an par rapport à la situation initiale. En soustrayant les 65 euros/mois de remboursement de l'Éco-PTZ (780 euros/an), le gain net dès la première année est de 1 350 euros. La valeur estimée du bien a progressé de 8 à 12 % selon l'agent immobilier consulté, soit une plus-value latente de 12 000 à 18 000 euros sur un bien estimé à 150 000 euros avant travaux.
Notre verdict : l'investissement le plus rentable en rénovation dans le Pas-de-Calais
Le Pas-de-Calais réunit toutes les conditions pour que le basculement des convecteurs électriques vers une pompe à chaleur soit l'un des investissements de rénovation les plus rentables de France. Le climat océanique tempéré garantit des performances élevées de la PAC sur l'ensemble de la saison de chauffe. Le parc immobilier local, massivement construit entre 1960 et 1990 avec un chauffage tout-électrique, concentre précisément les logements pour lesquels la transition est à la fois la plus nécessaire et la plus impactante.
Avec un retour sur investissement de 3 à 5 ans grâce aux aides disponibles en 2026, des économies annuelles supérieures à 1 500 euros dans la plupart des configurations, une amélioration garantie du DPE et une protection contre la hausse future du prix de l'électricité, la pompe à chaleur n'est plus un luxe réservé aux grandes maisons bourgeoises. C'est une solution accessible, financée en grande partie par les dispositifs publics, qui s'adresse directement aux ménages moyens des communes minières, littorales et rurales du département.
Quel que soit votre profil — propriétaire occupant souhaitant réduire ses charges, bailleur contraint par la réglementation DPE, ou acquéreur cherchant à valoriser un bien avant revente — remplacer vos convecteurs par une PAC est aujourd'hui la décision économique et patrimoniale la plus logique à prendre dans le Pas-de-Calais.
Pour aller plus loin
Sources
- France Rénov' — portail officiel des aides à la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
- ADEME — Agence de la Transition Écologique, données sur les performances des pompes à chaleur et le parc immobilier français : ademe.fr
- Ministère de la Transition Écologique — réglementation DPE et calendrier d'interdiction des passoires thermiques : ecologie.gouv.fr
- ANAH — Agence Nationale de l'Habitat, barèmes MaPrimeRénov' 2026 : anah.gouv.fr
- Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) — données sur le parc résidentiel chauffé à l'électricité dans les Hauts-de-France.
- Espace FAIRE Lens-Liévin et Arras — données locales sur les rénovations accompagnées dans le Pas-de-Calais.